Réflexion :

Est-ce anodin d’appliquer sur la peau un déodorant, un khôl ou de mettre du rouge à lèvres au quotidien ? L’enquête développée prouvera qu’il n’en est rien.

jeudi 3 janvier 2013

Soigner son apparence - les cosmétiques - les fabricants



Être beau ou du moins être regardé comme tel par la société tout entière constitue un des désirs profonds de tout être humain, car la beauté s’avère être un atout indéniable.

Dès la plus tendre enfance, tout individu prend rapidement conscience de l’importance de son apparence physique au sein de sa famille, et plus tard, dans son milieu social et professionnel. Plus la plastique d’un individu est avantageuse et conforme aux critères esthétiques féminins et masculins du moment, plus il acquiert de l’importance aux yeux des autres. La beauté est automatiquement assimilée à l’intelligence, la bonté, la santé, l’harmonie...
Si en plus d’avoir une silhouette fantastique, la personne possède une once de culture et jouit d’une fortune propre, elle est assurée d’être portée aux nues dans son environnement social. Tant pis pour les moches, les petits, les obèses, les pauvres, les non conformes aux attentes des citoyens !
Claude Debussy en disant « de tout temps la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte » avait vu juste.

Les intellos bien pensants ont beau centrer le débat de l’opinion publique vers l’élégance intérieure plutôt que physique de l’être humain, le mythe de la beauté et de la jeunesse éternelle a toujours la cote. Sans conteste, cette logique dominante et impitoyable est réelle.

L’âge avançant, les rides apparaissent et, trop souvent, l’individu se voit catalogué de vieux ringard, ou de quantité négligeable au point de perdre toute crédibilité dans son milieu social. À l’évidence, l’impact psychologique est désastreux sur l’estime de soi.

La majorité des consommateurs croient dur comme fer aux promesses annoncées par les professionnels de l’esthétique, car les propagandes ont l’art de fasciner les gens et elles répondent inconsciemment aux attentes.
La publicité est originale et surprenante ; elle met en scène les plus belles créatures, les plus beaux paysages et accessoires afin de capter l’attention et faire rêver. Inconsciemment, le consommateur s’identifie à cette représentation.

Entre autres artifices, il est compréhensible que tout un chacun désire améliorer son apparence en utilisant des produits de beauté prometteurs !
Les fabricants de cosmétiques l’ont très bien compris au point qu’on pourrait se poser la question : n’ont-ils pas contribué un peu à manipuler cette manière de voir et de penser ?

L’objectif du fabricant s’oppose à celui du consommateur. En vendant des cosmétiques, le fabricant veut réaliser de plantureux bénéfices, en les achetant, le consommateur désire par-dessus tout être beau et rester jeune. Les intérêts sont donc fort divergents.

Pour conserver cette jeunesse tant prisée, pour être ravissant, sexy, séducteur… ou pour tout simplement s’assurer une hygiène physique, une quantité impressionnante de produits est appliquée chaque jour sur la peau : savon, gel douche, shampoing, après-shampoing, dentifrice, crème pour le visage, le corps, produits de soin divers, maquillages, parfums…

Même le prix élevé de tous ces articles soi-disant extraordinaires ne freine pas l’engouement des gens. Une population vieillissante — comme c’est le cas en Europe, en particulier —, désireuse d’utiliser des produits anti-âge constitue un marché potentiel prometteur. Dès lors, les entreprises se frottent les mains, car leur avenir est garanti tout comme leurs bénéfices futurs d’ailleurs.

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