Réflexion :

Est-ce anodin d’appliquer sur la peau un déodorant, un khôl ou de mettre du rouge à lèvres au quotidien ? L’enquête développée prouvera qu’il n’en est rien.

dimanche 30 décembre 2012

Que penser des nanoparticules ?



Ce 15 mai 2012, le gouvernement allemand a donné le coup d’envoi à une importante étude : l’examen des effets des nanoparticules sur la santé humaine.
Déplorons toutefois que cette étude soit assurée par BASF, le plus grand groupe chimique du monde et surtout le principal producteur de nanoparticules. Comment peut-on admettre que l’entreprise BASF soit chargée de cette enquête alors qu’elle est nécessairement juge et partie dans cette affaire ?

Pourtant des chercheurs dignes de foi ont dénoncé les effets dangereux des nanoparticules depuis 2003. Plusieurs études ont démontré qu’ils pouvaient même endommager l’ADN, sans même pénétrer dans les cellules. Certains scientifiques, dont entre autres le Professeur Jürg Tschopp de l'UNIL, Prix Louis-Jeantet de médecine 2008, ont même comparé les risques sanitaires encourus à ceux de l’amiante.

Aujourd’hui, les nanoparticules se retrouvent partout dans : l’alimentation industrielle, les confiseries, les cosmétiques, les médicaments, les vêtements, les matériaux de construction, l’électronique…
Combien faudra-t-il de décennies d’hésitations, de tâtonnements des pouvoirs publics et de morts sur leur conscience pour que les principes élémentaires de précautions soient enfin adoptés ?

Pensons au cas emblématique de l’affaire relative au médicament dénommé « Mediator ».
« Au-delà des 500 morts, des 1750 interventions chirurgicales et des 3500 hospitalisations pour valvulopathies, estimations a minima comme l'ont bien souligné les experts... des atteintes plus bénignes des valves liées au Médiator pourraient concerner des dizaines de milliers de patients….

Pour mémoire, dès 2000, des travaux américains élucident la cardiotoxicité de la norfenfluramine qui se trouve être un métabolite à la fois de la dexfenfluramine (Isoméride) et du benfluorex (Médiator). Néanmoins, malgré une surveillance par le système national de pharmacovigilance depuis 1990, il faut attendre 2009 et la ténacité d’une équipe de Brest menée par la Dre Irène Frachon pour arriver à arrêter en France la commercialisation du Mediator, bien après les autres pays européens.

D'où aujourd'hui, vu l'ampleur potentielle des dégâts, un parfum de scandale sanitaire flotte. Un scandale dont se défend par avance l'Afssaps comme l'illustre son « Point d'information » décliné en six arguments en forme de plaidoyer. »
(Extraits d’un article paru le 16 novembre 2010 dans the heart.org - Médiator : l'Afssaps face à un nouveau scandale sanitaire ? de Pascale Solère)

Souvenez-vous du scandale de l’amiante où pour la toute première fois le 18 décembre 1998, la responsabilité de la Sécurité sociale a été reconnue au sujet des victimes de l’amiante. De nombreux procès ont eu lieu entre des ouvriers et des industriels. Un rapport de 2005 émanant du Sénat établissait formellement que l’emploi de l’amiante est responsable de 35 000 décès répertoriés entre 1965 et 1995 en France, et qu’il risque de causer de 65 000 décès à 100 000 décès entre 2005 et 2025–2030.

Voltaire a dit : « Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion »
N’oubliez pas : la prudence est mère de sûreté !



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