Réflexion :

Est-ce anodin d’appliquer sur la peau un déodorant, un khôl ou de mettre du rouge à lèvres au quotidien ? L’enquête développée prouvera qu’il n’en est rien.

lundi 26 novembre 2012

Forte croissance du marché des cosmétiques



Selon des sources concordantes, le marché mondial des cosmétiques se porte bien : il représenterait 333 milliards de dollars US en 2012. Quelques grandes entreprises ont réussi à atteindre une position de leader planétaire dans le secteur. La firme française L’Oréal tient la tête du peloton, suivie de l’américaine Procter & Gamble et de Unilever ; puis viennent se classer Chanel, LVMH, Yves Rocher, Pierre Fabre Dermo Cosmétique, Clarins, YSL-PPR et bien d’autres.

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, un événement significatif a émergé dans le domaine du cosmétique : la production effrénée de produits de soin pour hommes. Les publications abondantes de revues masculines, l'évolution des mentalités ont contribué à cette progression, mais pas seulement.
Identifier cette nouvelle niche de marché et la rentabiliser a surtout été l’idée de fabricants qui ont trouvé une opportunité de faire de l’argent.

Comment ont-ils procédé ? Des marques telles Nivea For Men, Clarins for Men, L’Oréal, Biotherm… ont mis en place des focus groups afin de recueillir un maximum d’informations concernant le potentiel du marché et la réaction de la gent masculine. Les hommes ont peu à peu été éduqués et embrigadés : on leur a fait croire qu’il existe des soins spécifiques indispensables pour eux.

Toutes les méthodes de marketing ont été utilisées : des slogans séduisants et accrocheurs tels : « Lendemain de fête, Bonne gueule » « L’élégance dépasse le temps » ou encore « La Perfection au masculin » et tant d’autres ont matraqué l’esprit des jeunes et des moins jeunes ; des opérations de publipostage et d'emailing ont savamment été orchestrées ; des road shows ont été organisés dans des écoles avec distribution de flyers ; des campagnes promotionnelles avec des offres d’articles gratuits ont été programmées…
Les 15-25 ans, très soucieux de leur apparence se sont vus proposer des collections de produits de soins particuliers tout comme les 20-30 ans pour qui l’hydratation de la peau importe plus. D’autres grandes marques du cosmétique ont ciblé les 25-45 ans. En toute évidence, les plus difficiles à convaincre seraient les clients plus âgés moins malléables, car ils ne voient pas vraiment l’utilité de changer leurs habitudes solidement ancrées.

Selon Euromonitor International, spécialisé dans la recherche stratégique pour les marchés de consommation, le marché mondial des cosmétiques pour hommes a atteint 29,6 milliards de dollars en 2010 ; il a fait une progression de 7,4 % entre 2009 et 2010.

Il n’est pas difficile de comprendre que les intérêts financiers en jeux sont énormes et que la compétition est féroce et le restera à l’avenir.